Un mur que l'on aime faire...
Ca m'a pris comme ça, ce soir...
Cela faisait des mois que je n'avais pas entendu ce double CD sur ma platine, et j'ai été pris d'une soudaine envie de le réécouter...
The Wall du groupe Pink Floyd, sorti en 1979...
Tiens, voici la pochette :
(image tirée du site Tumblr)
Que de plaisir ! Et que de souvenirs aussi...
The Wall est le premier album de Pink Floyd que mes petites oreilles de garçon ont croisé de leur jeune
vie, dans le milieu des années 80 - nous avions le double vinyle 33 Tours à l'époque - mais je ne comprenais alors rien aux paroles en anglais : j'étais sensible à la musicalité de l'album, à son
rock puissant, à ses mélodies ciselées, à ses bruits et sons empruntés à la réalité. Bref, j'étais déjà conquis...
Quand j'avais obtenu une copie sur cassette audio 90 minutes (ce qui m'évitait de monopoliser la platine 33 Tours familiale que je ne savais de toute façon pas faire marcher), mon frère cadet avait pris la peine de me redessiner une jaquette digne de ce nom et assez conforme à celle du vinyle en la réduisant aux dimensions du boîtier de la cassette audio. J'ai énormément chéri cette création de sa part et je la conserve toujours en souvenir...
En grandissant, je me suis racheté l'album en double CD au milieu des années 90. Alors en pleines études d'Anglais à
l'université, je pouvais enfin me plonger au milieu de l'album et en déceler tous les mystères linguistiques, tout en profitant de ses merveilles sonores restées toujours intactes en dépit du
passage du temps. J'ai ainsi découvert sa puissance sous-jacente, sa violence latente, son extrémisme émergent mais toujours satirique. J'avais été envoûté par la forme étant plus jeune, je fus
ensuite scotché par le fond. Je découvris peu après le film musical d'Alan Parker (datant de 1982) : une occasion pour moi de mettre des images sur cette musique qui m'avait tant hypnotisé et de
confirmer ma compréhension des paroles lourdes de sens...
A ce jour, j'ai toujours une très grande admiration pour The Wall : c'est une histoire, un album concept, un opéra rock, un chef d'oeuvre musical. C'est un fondement de ma jeunesse qui a germé à travers mon existence. C'est cet album qui m'a ouvert les portes de Pink Floyd et du rock en général. C'est pour toutes ces raisons que j'en parle aujourd'hui, sans oublier le fait que je suis tombé sur le magnifique site de Bret Urick : un site en anglais, fort bien illustré, proposant une analyse aussi précise que rigoureuse de cet album. Je vous invite à découvrir ce site en vous y rendant tout de suite : link
A bientôt !