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Le blog de ildblog

Harry Potter 8, ou le baiser du Détraqueur

21 Août 2016 , Rédigé par ildblog Publié dans #Exclame-toi - parasite ! (= critique)

Image tirée du site amazon.co.uk

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Tous les fans de l'univers "Harry Potter" ne pouvaient l'ignorer : le script d'une pièce de théâtre "Harry Potter et l'Enfant Maudit", écrite par Jack Thorne et fondée sur une histoire originale imaginée par J.K. Rowling (l'auteure originale de la saga "Harry Potter"), John Tiffany et Jack Thorne, allait être publié en version anglaise ce 31 juillet 2016, relatant la suite des aventures d'Harry Potter dix-neuf ans après "Les Reliques de la Mort". Alors que la France doit encore attendre quelques mois pour disposer d'une version traduite en français de ce huitième opus du magicien à la cicatrice en forme d'éclair, j'ai reçu ce livre en cadeau pour mon anniversaire. Et pour m'y préparer dignement, j'ai profité des vacances d'été pour relire les sept premiers tomes en anglais. J'étais donc fraîchement empli de cette passionnante histoire et prêt à dévorer la suite. J'ai lu ce livre en quelques heures et vous livre aujourd'hui mon avis sur cet ouvrage - un ouvrage qui, je l'avoue, m'a fortement déçu...

 

ATTENTION : gros spoilers en approche ! Ne lisez pas la suite si vous ne voulez pas tout savoir sur l'histoire de ce livre !

 

Et pourtant, tout avait si bien commencé, la première scène reprenant quasi exactement l'épilogue des "Reliques de la Mort" intitulée "Dix-neuf ans après" (le départ pour Poudlard des enfants d'Harry et de Ginny et de ceux d'Hermione et de Ron). Nous faisons plus exactement connaissance avec Albus, fils d'Harry et de Ginny, et Scorpius, fils de Draco Malfoy, dont l'amitié naissante deviendra de plus en plus forte.

 

Avant d'aller plus loin, il faut rappeler qu'il s'agit d'une pièce de théâtre en deux parties, chaque partie comprenant deux actes : la narration est donc plus rapide, plus saccadée, rythmée par les didascalies qui nous renseignent sur l'état émotionnel des personnages. Parfois, une scène dure à peine deux pages, car l'action évolue constamment : on est donc loin du développement narratif précis auquel J.K. Rowling nous avait habitué. Mais peu m'importait puisque J.K. Rowling était à la base de cette histoire : c'était donc une garantie de succès - du moins, le pensais-je...

 

Revenons à nos jeunes futurs sorciers Albus et Scorpius. Premier acte : tous les deux sont élus par le Choixpeau pour entrer à Serpentard, mais leur existence n'est pas facile : durant leurs trois premières années d'études, Albus n'est pas extrêmement populaire et pâtit de son statut de "fils d'Harry Potter" et Scorpius souffre de la mort de sa mère et des rumeurs persistantes selon lesquelles il serait le fils de Voldemort. Harry travaille au Ministère de la Magie dont la représentante en chef est Hermione elle-même, tandis que Ron dirige le magasin de farces et attrapes créé par ses frères Fred et George. En revanche, Rose, fille de Ron et d'Hermione, est une élève accomplie et nommée dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Ici, nous sommes à peine à la moitié du premier acte, et je trouve que ça démarre pas trop mal, surtout avec le twist du fils d'Harry choisi pour Serpentard : je suis enthousiaste et j'ai raison, car c'est après que ça commence à se gâter.

 

Le Ministère de la Magie est en effervescence : un Retourneur de Temps a été confisqué à un ancien Mangemort - sachant que ceux-ci étaient supposés avoir été tous détruits à la fin de "L'Ordre du Phoenix", donc une vingtaine d'années plus tôt - et Amos Diggory, le père de Cedric tué par Voldemort à la fin de "La Coupe de Feu", ayant vent de cette histoire de Retourneur de Temps confisqué, exige qu'il lui soit remis afin qu'il retourne dans le passé pour sauver son fils *. Mais Amos Diggory n'obtient pas gain de cause et est raccompagné dans sa maison de retraite pour magiciens par sa nièce et infirmière Delphini. Albus, qui écoute leur conversation en cachette, se fait surprendre par Delphini et devient ami avec elle, et alors que la relation père-fils entre Harry et Albus devient tendue au point d'un échange de paroles douloureuses et regrettables, Albus se met en tête de sauver Cedric Diggory pour réparer l'erreur de son père et persuade Scorpius de quitter le train qui les ramène à Poudlard afin de récupérer le Retourneur de Temps pour aller sauver eux-mêmes Cedric d'une mort programmée. Delphini les aide à récupérer l'objet magique dans le bureau d'Hermione au sein du Ministère **.

 

Là, je deviens mi-figue mi-raisin : si les relations père-fils Harry-Albus et Draco-Scorpius sont bien fouillées, le reste de l'histoire me fait plutôt tiquer. Va-t-on assister à un remake du "Prisonnier d'Azkaban" avec une aventure de voyage dans le temps ? Eh bien oui, mais on va faire mieux que ça (ou pire, c'est selon).

 

Deuxième acte : Albus décide de voyager à l'époque du Tournoi des Ecoles de Sorcellerie (dans "La Coupe de Feu") lors de la première épreuve avec le dragon protégeant l'oeuf à collecter. Problème de taille : le Retourneur de Temps n'est efficace que cinq petites minutes, mais il n'en faut pas davantage à Albus et Scorpius, déguisés en élèves de Durmstrang, pour empêcher Cedric de réussir l'épreuve - car il faut bien clarifier leur pensée : si Cedric échoue avant la fin du Tournoi, il ne sera logiquement pas tué par Voldemort. Cinq minutes plus tard, ils reviennent donc dans le présent, mais dans un autre présent, dans lequel Ron s'est marié avec Padma Patil, Hermione est professeure de Défense contre les Arts Obscurs et Albus est élève de Gryffondor : ils ont malencontreusement commis un impair dans le passé qui a changé le cours des événements. Cependant, certaines choses n'ont pas changé, comme l'inquiétude d'Harry vis-à-vis d'Albus : considérant le fils de Draco comme une menace, Harry interdit à Albus de communiquer avec lui. Mais Delphini exhorte Albus à se réconcilier avec lui - avec succès - et les deux garçons se donnent une deuxième chance de sauver Cedric : ils retournent encore dans le passé lors de la deuxième épreuve du Tournoi, tentant de ridiculiser davantage Cedric afin qu'il n'aille pas au bout de ce Tournoi et soit épargné par Voldemort. Mais ce faisant, cinq minutes plus tard, Scorpius revient seul dans le présent, un nouvel autre présent, dans lequel Harry Potter est mort à la Bataille de Poudlard, Voldemort toujours vivant et Dolorès Ombrage dirige l'école qui s'oriente désormais vers la magie noire ***.

 

Là, je suis très circonspect : où cela va-t-il nous mener ?

 

Troisième acte : Scorpius apprend que, ridiculisé par le passé lors du Tournoi, Cedric Diggory est devenu un Mangemort ayant tué Neville Longdubas. Scorpius est devenu un élève populaire tandis que Draco occupe le poste d'Harry au Ministère. Pourtant, Scorpius cherche du soutien et en trouve auprès de Severus Rogue : d'abord méfiant, ce dernier est finalement abasourdi par ce que Scorpius sait sur son passé d'espion à la solde de Voldemort mais travaillant en fait pour le compte de Dumbledore. Il le mène vers Hermione et Ron****, devenus des magiciens activement recherchés par le Ministère car officiant toujours dans le cadre de l'Armée secrète de Dumbledore (créée dans "Le Prince de Sang-Mêlé"). Tous les trois finissent par croire Scorpius qui leur raconte qu'il existe une réalité alternative dans laquelle Voldemort a été vaincu et alors qu'ils lui conseillent de revenir dans le passé pour annuler ses deux premières tentatives, Hermione, Ron et Rogue sont capturés et embrassés par des Détraqueurs. Un peu plus tard, Albus et Scorpius décident de détruire le Retourneur de Temps par eux-mêmes mais alors que Delphini les a rejoint à l'invitation d'Albus, cette dernière ligote les jeunes garçons et révèle son plan ultime : retourner dans le passé lors de la troisième épreuve du Tournoi (le labyrinthe) pour éliminer Cedric. C'est ce même Cedric qui, dans le passé, les sauve des griffes de Delphini, mais cette dernière parvient à s'enfuir à l'aide du Retourneur de Temps, emmenant avec elles les garçons, avant de le détruire, laissant Albus et Scorpius prisonniers du temps.

 

Là... Je pense que je vous en dirai plus après ce prochain paragraphe.

 

Quatrième acte : alors qu'Harry interroge Amos Diggory, il apprend qu'Amos n'a pas de nièce et que cette dernière a dû utiliser un charme de confusion sur lui. Albus et Scorpius apprennent qu'ils se trouvent bloqués au 30 octobre 1981, la veille de l'assassinat des parents d'Harry par Voldemort. S'imaginant que Delphini veut tuer Harry par elle-même pour empêcher Voldemort d'être affaibli, ils se dirigent vers Godric's Hollow. Grâce à une astuce ingénieuse, Albus parvient à prévenir son père et Harry, Ron, Hermione, Ginny et Draco utilisent le Retourneur de Temps secrètement détenu par la famille Malfoy pour retrouver les enfants. En analysant la situation, ils comprennent que Delphini souhaite plutôt empêcher Voldemort de tuer James et Lily Potter, afin d'assurer la montée en puissance du sorcier maléfique. Suite à un charme de Transfiguration, Harry devient temporairement Voldemort et Delphini le retrouve, pensant s'adresser à son vrai... père, puisque Delphini lui avoue être sa fille née de son union avec Bellatrix Lestrange et née au Manoir des Malfoy alors que Voldemort y séjournait pendant les événements des "Reliques de la Mort" *****. Mais le sort de Transfiguration est éphèmère et Harry reprend vite sa forme d'origine. Un duel s'engage entre Harry et Delphini, mais cette dernière est finalement maîtrisée. Peu après, Harry assistera, volontairement impuissant, au meurtre de ses parents par le vrai Voldemort ******. Alors que les protagonistes reviennent dans le présent, Hagrid arrive au domicile d'Harry, découvrant ses parents morts et le bébé toujours en vie. Dans le présent, Harry et Albus se recueillent sur la tombe de Cedric Diggory et se réconcilient avec sérénité.

 

Bon, voilà, je l'ai lu. Et je n'ai pas franchement aimé. Au cours de ma présentation, vous avez remarqué des astérisques qui symbolisent les instants que j'ai vraiment trouvé imbuvables. Allons-y en détail :

* Amos Diggory qui veut sauver son fils Cedric : premier "bof" dans la mesure où ça me semble trop tard (Cedric aurait été tué à la Bataille de Poudlard, OK, mais il a été tué trois ans plus tôt, alors que les Retourneurs de Temps existaient tous encore) et surtout malvenu (Cedric n'est pas le seul mort innocent de la main de Voldemort, même si je concède que c'est le premier mort innocent symbolique)

** le quiproquo au Ministère : grâce à la Polyjuice Potion (toutes mes excuses : je ne connais pas le nom français !) qui permet d'emprunter l'identité d'une autre personne, Albus, Scorpius et Delphini empruntent les identités de Harry, Hermione et Ron et croisent les vrais personnages au Ministère. Le quiproquo est amusant, certes, mais ne parvient pas à masquer la facilité avec laquelle les enfants se procurent le fameux Retourneur de Temps pas si bien protégé par Hermione dans son bureau - et en plus, ça rappelle un peu trop Harry dans le bureau d'Ombrage dans "Les Reliques de la Mort"

*** la dystopie créée par les enfants : une deuxième (!) réalité alternative créée par inadvertance et qui, bien que saisissante, n'a de finalité que de nous montrer le dessert du repas dont "Le Prince de Sang-Mêlé" et "Les Reliques de la Mort" nous contaient l'apéritif et le plat principal

**** Rogue sous couverture : j'avoue avoir été déconcerté par le fait que Rogue croie Scorpius. Sachant que Rogue était un double espion couvé par Dumbledore et à la botte de Voldemort, j'ai eu du mal à ne pas le voir repousser Scorpius en s'imaginant qu'il voulait lui tendre un piège pour tester sa loyauté (par exemple), d'autant qu'Harry et Dumbledore morts et Ombrage veillant au grain, Rogue devrait continuer à demeurer dans l'ombre - et le fait de couvrir Hermione et Ron m'a aussi semblé un peu facile, mais bon...

***** Voldemort ayant un enfant avec Bellatrix : c'est vraiment à cet instant que j'ai cru que j'allais vomir. Honnêtement, dans les précédents livres, à AUCUN moment n'a été explorée l'activité sexuelle du personnage de Voldemort, à AUCUN moment n'a été ne serait-ce qu'envisagé son désir d'avoir un enfant, à AUCUN moment n'a été entrevue une quelconque attirance pour Bellatrix Lestrange, à AUCUN moment n'a été montré dans les tomes 6 et 7 une éventuelle romance ou implication charnelle entre les deux personnages et je pense sincèrement qu'à AUCUN moment de telles choses n'avaient été imaginées par J.K. Rowling à l'époque. C'est pourquoi je marque cette révélation fantoche de Delphini comme fille de Voldemort du sceau de l'infâmie et de la trahison de l'esprit "Harry Potter"

****** Harry qui assiste à la mort de ses parents : c'est glauque, lourd et inutile. C'est rouvrir une plaie dont j'estime qu'elle avait depuis longtemps été cicatrisée avec la mort de Voldemort, et c'est aussi un ressort dramatique particulièrement fade dans la mesure où Harry l'avait déjà vue soit en rêve, soit dans les souvenirs d'autres protagonistes dans la Pensive.

 

Que dire encore ? J'ai pas aimé, mais ça vous l'avez compris. En fait, l'intrigue de cette pièce n'apporte rien, à part présenter un personnage pourtant intéressant : Scorpius Malfoy, car c'est vraiment lui qui tient le haut du pavé dans cette histoire. On aurait pu, par exemple, inclure d'autres enfants, comme Teddy, le fils orphelin de Remus Lupin et Nymphadora Tonks. Mes deux autres grandes critiques sont les suivantes : non content de ne rien apporter de plus, "L'Enfant Maudit" tombe dans le même travers que "Terminator : Genisys" et "Star Wars VII" : faire du neuf avec du vieux. Les références aux livres précédents sont nombreuses et constituent la fondation de l'intrigue de la pièce - "logique", me direz-vous ; oui, mais dans ce cas, cela aurait dû être une fondation pour découvrir, explorer, aller vers de nouveux horizons, créer de nouvelles idées, créer de nouvelles situations, créer de nouveaux personnages (car excusez-moi, mais si la seule innovation en termes de personnages est Delphini, il y a de quoi se taper la tête contre les murs !). Mais non : on ressasse, on remâche, on répète encore et toujours la même histoire, en apprenant rien de neuf. On se contente de faire un "remake", un "reboot" et on adhère à ce que j'appelle le phénomène de "nostalgie rétroactive".

 

La deuxième critique qui me tient particulièrement à coeur est cette insipidité dans l'intrigue de la pièce, et je ne parle plus de "nostalgie rétroactive", mais bien du voyage dans le temps. Etant grand amateur de ce thème de science-fiction, je trouve son utilisation dans "L'Enfant Maudit" vraiment banale. J'ai lu de bien meilleurs livres tricotés autour de ce thème ("La Fin de L'Eternité" d'Isaac Asimov ou "La Patrouille du Temps" de Poul Anderson) ou vu de bien meilleurs films (la trilogie "Back To The Future" pour ne citer qu'elle), et "L'Enfant Maudit", bien que ne relevant pas du domaine de la science-fiction, se sert du voyage dans le temps comme un ressort dramatique simpliste - simpliste parce que déjà éprouvé dans "Le Prisonnier d'Azkaban" et parce que c'est un prétexte facile pour nous plonger dans la "nostalgie rétroactive" que j'ai précédemment mentionnée. Si, encore, les auteurs avaient pris des risques en nous emmenant plus loin dans le temps, dans une zone d'ombre de la chronologie "Harry Potter" non explorée jusqu'alors (quitte, comme je le disais, à introduire de nouveaux personnages et de nouvelles situations, ou à clarifier des choses à peine évoquées dans les précédents tomes), j'aurais trouvé cela génial. Mais non : on s'aventure sur un terrain connu, conquis, déjà défriché, et donc devenu banal. Le "twist" du voyage dans le temps ne remplit donc pas son office tel que j'aurais pu m'y attendre, et cela me navre profondément.

 

Pour conclure, le simple fait de savoir que J.K. Rowling est à la base de cette histoire """"""""originale"""""""" (pardonnez l'outrance des paires de guillements) confirme ce que j'avais un peu entrevu : à la manière de la "dixième saison spéciale" de "The X Files", ce n'est pas parce que l'auteur(e) d'origine contribue à l'écriture de la suite de l'oeuvre que c'est forcément un gage d'excellence et de probité. Je ne serais pas surpris qu'une deuxième suite ose trouver son chemin jusqu'à nous, mais je serai en tout cas certain de ne jamais jeter mon dévolu dessus si cela venait à se produire. "Harry Potter 8, ou le baiser du Détraqueur" en titre de mon article ? : parce que ce livre aspire l'esprit de l'oeuvre originale, bien sûr !

 

Pour moi, "Harry Potter" s'est arrêté avec "Les Reliques de la Mort". Point final.

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G. David 26/08/2016 16:16

QUOI ????? Tu OSES dire qu'un cadeau ne t'as pas plu ... Et bien tu vois, je suis bien content d'avoir gardé mon exemplaire pour moi.

Maintenant concernant ta déception ... J'aurais pu la partager, j'aurais DU la partager sauf que ... Ce livre est tellement mauvais qu'il en devient drôle. J'avoue avoir passé de bons moment même si c'est plutôt au dépend du livre que grâce à lui.

Le monde d'Harry Potter au théatre ... la compagnie Starkid Production a montré que c'était possible, y compris en comédie musicale (Faites une recherche sur A Very Potter Musical et A Very Potter Sequel sur Youtube.), mais là ...

L'acte 1 est en effet pas mal du tout. Albus n'est pas la copie carbonne de son imbécile de père et c'est pas plus mal. Il semble un peu vivre ce que Ron vivait à l'époque : ëtre très proche de quelqu'un de tellement plus célèbre que soi au point d'en avoir un complexe d'infériorité. Mais rapidement l'histoire se déplace vers ... autre chose.

A part les deux premiers, je ne suis pas du tout fan des films que je trouve coupé à la hache, néanmoins dans le quatrième, la scène où Amos découvre son fils mort ... Elle m'a quand même fait un petit pincement au coeur ... Donc oui, sauver le 'spare', l'innocente victime, pourquoi pas ?

Et là ... on a une scène ... La fameuse scène où déguisé en Harry, Ron et Hermione, Scorpius, Albus et Delphini tente de voler le time-turner et où Albus pour faire divertion embrasse sa tatie Hermione à pleine bouche... trois fois... C'est bien les spectacles pour toute la famille, hein ?

Bon, j'avoue que la suite est mon passage préféré : L'intervention dans le passé ne sauve pas Cedric mais rend Hermione méfiante envers les élèves de Durmstrang et donc de Krum. Résultat, Scorpius et Albus arrivent dans un univers parallèle où Ron et Hermione sont resté juste 'ami' et où Albus se retrouve chez les Griffonsdor. C'est cliché mais j'adore les histoires d'univers parallèles, et la Professeure Granger ... whoaaa, elle vaut son pesant de cacahuètes!

Mais bon, comme ce premier voyage temporel a fini en désastre autant en refaire un autre, qu'est-ce qu'il peut arriver de pire ? Scorpius le découvre en revenant dans le présent après avoir humilier Cédric lors de la seconde épreuve. Et c'est là que j'ai arrêter de me soucier du sort de ces personnages. Non, pas parce qu'il arrive dans un futur contrôlé par Voldemort (J'ai eut mon lot de Fanfiction) mais par la remontrance qui lui est faite par la Directrice Ombrage : 'Arrête de gâcher le Jour de Voldemort, tu ennuies les détraqueurs' (Stop ruining Voldemort's Day, you are upsetting the dementors.). Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer des Détraqueurs avec des petits châpeaux pointus et des langues de belle-mère regardant Scorpius d'un air ennuyé. C'est ... très dur de prendre la suite de l'histoire sérieusement après cette vision.

Bref, on a un peu de fanservice avec Rogue, Delphini est une méchante, les parents d'Harry meurent encore, emballé c'est pesé, ciao à+

...

Bof, ajoutez à cela qu'Harry est encore plus hypocrite et stupide qu'à son adolescence. (Mais bien sur dire à son fils qu'il ne souhaiterait pas être son père c'est une bonne idée. Et puis oui, tu n'as JAMAIS cherché l'aventure, Harry. Et puis oui, même si Scorpius est son meilleur ami, il ne faut plus qu'il le voie, parce que l'amitié ce n'est pas comme si cela avait été quelque chose d'important pour toi au même âge, mieux vaut croire les rumeurs.) et que le scénario est parfois d'une stupidité crasse : Scorpius est une copie conforme de Drago, mais non, autant laisser dire qu'il est le fils de VOldemort mort huit ans plus tôt ...)

Il n'y a que deux chose qui trouve réellement grâce à mes yeux : La scène dans le premier univers parallèle et McGonnagal qui semble être le seul personnage sensé dans cette maison de dingue.

Cette pièce, c'est de la fanfiction, de la mauvaise fanfiction, tellement mauvaise que franchement je préfère en rire qu'en pleurer. J'ai déjà lu des choses beaucoup plus pire que cela, hélas.